Montebourg : “Mon message aux patrons, à ceux de SeaFrance et au mien, dans le cadre d’un redressement très productif”
Moi, Montebourg de la République Irréprochable, me fous bien de votre envie de me voir démissionner.
La lutte contre l’austérité a été un des chevaux de bataille de la campagne présidentielle du PS. Se faisant l’écho de l’Est de l’Europe, d’où cette clameur gronde, elle reprenait un refrain inquiétant pour qui tient la rigueur budgétaire pour primordiale et logique.

Arrivé à la tête du pays avec la flemme intention de tout mettre sur la table, Flançois Hollande nous dit qu’il les a posées, justement , sur la table, devant Merkel. Ils se sont bien parlés, dans la “langue universelle” des chefs d’Etat, qui a l’air beaucoup plus universelle pour FlanFlan que pour Merkel. Au sortir de leur entrevue, Hollande a l’impression d’avoir imposé son pacte de croissance, contre lequel Merkel n’a rien bien sûr … en parallèle d’un pacte budgétaire non renégociable.
La première traduction concrète de cette lutte, c’est la création d’un ministère au nom alambiqué, tellement incompréhensible que même le journal officiel en perd son latin. La relance, qui prend donc des détours bien compliqués, sera pilotée en collaboration avec le ministère du Travail, et le premier ministre, dans un élan de solidarité dont ce gouvernement a fait une maxime… et que Montebourg s’attelle déjà à respecter ce matin.
Mais l’information principale, c’est que la lutte contre l’austérité a pris un chemin que nul n’attendait. En effet, pour dérider les institutions, pour détendre cette atmosphère de crise, et pour redonner le sourire aux Français après ces si sombres années Sarkozy, le gouvernement a choisi… l’humour! A l’image du président, qu’on sait être un bon vivant (et c’est confirmé par son rejeton Thomas), le gouvernement ne nous déçoit pas, depuis quelques jours, comme le dit si bien Philippe Bertrand sur Twitter :
Finalement en période de crise, rien de mieux que de l’humour pour remonter le moral des français. Hollande et le PS ne nous déçoivent pas
— Philippe BERTRAND (@PhilBERTRAND_) Mai 16, 2012
Après une journée d’investiture humidement clownesque, une valse d’amateurs en guise de ministres, les petits ajustements et les grands reniements, l’humour du gouvernement a atteint un climax hier, lorsque Christiane Taubira, reprise de justice et Garde des Sceaux, a assisté à un match de basket entre prisonniers et gardiens, au cours duquel un détenu s’est évadé.
Si chacun des ministres se donne autant de mal dès sa première sortie, c’est sûr, on va rire!
Le “contrat de genre” de la ministre des droits de la femme
Dans la veine du contrat de génération annoncé par François Hollande, et dans le cadre des mesures qui vont développer les droits des femmes et l’égalité hommes-femmes dans l’entreprise, Mme Najat Vallaud-Belkacem annoncera surement cet après-midi son “contrat de genre”, qui vise à augmenter l’emploi des femmes.
Le principe est simple - et identique à celui du contrat de génération. Pour l’embauche d’une femme à la place s’un homme, les entreprises sont dispensées des charges sociales pendant toute la durée de la formation de la femme embauchée.
Ce contrat pourra même être couplé avec le contrat de génération : en embauchant une femme en remplacement d’un “senior” l’entreprise sera non seulement dispensée de cotisations, mais se verra en plus rétribué du montant des cotisations sociales qu’elle aurait du payer normalement.
C’est le jackpot pour les entreprises, et du coup, c’est reparti la croissance!
Les raisons de l’absence de Martine Aubry résident dans une date - le 6 mai 2012 - un chiffre - 34 ministres - et un département - le Nord (59). Mais surtout - surtout! - dans la superstition de notre nouveau président.
En effet, pour François Hollande, le calcul est simple :
Le 6 mai 2012, date de son élection, c’est 6 - 4 - 2012. Si on additionne le mois et l’année, ça fait 4+2+0+12 = 18 (on garde le jour de côté, vous allez voir).
Ajoutez à cela le nombre de ministres au gouvernement : 34+18=52
Puis le numéro du département d’élection de Martine Aubry : 52+59=111
(On touche au but)
Et là, vous multipliez tout ça par 6, le fameux jour que vous avez mis de côté tout à l’heure, à ma demande.
6x111=666
Le chiffre du diable.
Ça laisse sans voix.